Notre priorité absolue
Sécurité
Au Stand du Hohenfels, la sécurité n'est pas un chapitre du règlement — c'est le cadre dans lequel tout le reste se déploie. Voici les règles que chaque tireur·euse applique à chaque séance.
— Manuel FFTir · règle principale
La règle qui
prime sur tout.
Une arme doit TOUJOURS être considérée comme CHARGÉE et à ce titre ne doit JAMAIS être dirigée vers soi-même ou vers quelqu'un.
Les sécurités mécaniques ne suffisent jamais. Une arme ne se ferme pas brutalement, ne se manipule pas distraitement, ne se range pas sans avoir été vérifiée — y compris si vous venez de la décharger vous-même.
— Les fondamentaux
Les trois
règles d'or.
Universelles, intemporelles, applicables partout — du stand fédéral au champ de tir militaire. Mémorisées par tou·tes les licencié·es du club.
Toujours considérer une arme comme chargée
Aucune exception, aucune circonstance. Tant que vous n'avez pas vérifié vous-même la chambre, l'arme est traitée comme prête à tirer.
Toujours pointer l'arme vers les cibles
Le canon reste dirigé vers les cibles, la butte ou la zone de tir — en toutes circonstances, y compris pendant la manipulation, le chargement et le déchargement.
Jamais pointer une arme vers soi-même ou les autres
Une arme ne se dirige jamais vers une personne, ni au pas de tir, ni en circulation dans le stand, ni au moment du rangement. C'est la règle qui prime sur toutes les autres.
— Vocabulaire FFTir
Les cinq états
de l'arme.
Ces définitions structurent toutes les consignes au pas. Les connaître évite les malentendus — et les accidents.
Approvisionnée
L'arme contient une ou plusieurs munitions (chargeur, magasin ou barillet alimenté) mais elle n'est pas prête à tirer.
Chargée
Une munition est engagée dans la chambre. Le commandement « CHARGEZ ! » donné par l'arbitre ou le moniteur autorise cette manipulation, jamais avant.
Prête à tirer
Toute action sur la queue de détente fait partir le coup. Cet état n'existe qu'au pas de tir, canon dirigé vers les cibles.
Désapprovisionnée
Chargeur retiré, magasin, chambre ou barillet vidés. C'est l'étape préalable obligatoire à la mise en sécurité.
Assurée (mise en sécurité)
Arme désapprovisionnée, mécanisme maintenu ouvert (culasse ouverte, barillet basculé ou canon cassé), absence de munition contrôlée visuellement et physiquement, drapeau de sécurité engagé dans la chambre.
Drapeau de sécurité
Recommandation FFTir
Témoin coloré engagé dans la chambre pour rendre visible que la culasse est ouverte et que l'arme est déchargée. La Fédération Française de Tir en recommande l'usage chaque fois qu'il y a une interruption de tir.
Au club, le drapeau reste engagé lors de l'arrivée au pas, entre deux séries, lors de tout déplacement avec une arme prêtée et lors de la mise en sécurité finale. Dans les disciplines de tir au plateau, le drapeau n'est imposé que pour les fusils semi-automatiques.
— Procédure officielle FFTir
Mettre une arme
en sécurité.
Quatre gestes, toujours dans le même ordre. Aucune étape n'est facultative : c'est la séquence qui rend l'arme officiellement « assurée ».
Ôter le chargeur et les munitions
Première action : retirer le chargeur, vider le magasin tubulaire ou extraire les cartouches du barillet. Aucune munition ne doit subsister dans l'alimentation de l'arme.
Ouvrir la culasse ou basculer le barillet
Culasse maintenue en position arrière (ou ouverte), barillet basculé hors du carcasse, canon cassé selon le type d'arme. Le mécanisme reste visiblement ouvert.
Contrôler visuellement et physiquement l'absence de munitions
Œil sur la chambre, puis vérification au doigt si besoin. Le double contrôle (vue + toucher) est imposé par la FFTir — c'est lui qui distingue une arme « regardée » d'une arme « assurée ».
Engager le drapeau de sécurité
Témoin coloré placé dans la chambre, visible de l'extérieur. À ce stade l'arme est officiellement « assurée » : elle peut être posée sur la table, rangée ou présentée à l'encadrant.
Le double contrôle visuel ET physique de l'absence de munition est exigé par la FFTir. Voir une chambre vide ne suffit pas — il faut aussi vérifier au doigt. Ce geste évite la quasi-totalité des accidents par « arme déchargée ».
— Au pas de tir
Manipulation
de l'arme.
À l'arrivée au stand
La mallette ou la housse est apportée directement au pas de tir : on ne sort jamais l'arme à la voiture, au parking ou dans le club-house. Une fois au poste, l'arme est sortie canon vers les cibles, mise en sécurité maintenue, drapeau engagé. Vérification du canon (obstruction) avant tout usage.
Pendant la séance
Entre deux séries, ou pour un repos assis en arrière du pas, l'arme est mise en sécurité : chargeur retiré, chambre ouverte, drapeau engagé. Une arme chargée n'est jamais laissée sur la table de tir et ne quitte jamais le pas.
En cas d'arrêt momentané
Le tireur qui s'arrête un instant pour se reposer assis en arrière du pas met systématiquement son arme en sécurité, même pour quelques minutes. L'arme ne reste jamais chargée sur la table de tir.
Avant de quitter le pas
Arme mise en sécurité (désapprovisionnée, culasse ouverte, drapeau engagé) avant le rangement ou le conditionnement pour le transport. Contrôle final par un tireur confirmé si besoin.
— Situations particulières
Conduite
au pas de tir.
Quelques situations courantes appellent une réaction précise. Elles font partie du QCM de contrôle des connaissances FFTir.
Quand d'autres tireurs sont aux cibles
Si un tireur reste au pas pendant que d'autres se déplacent aux cibles, il ne touche pas à son arme. Pas de réglage, pas de chargeur engagé, aucune manipulation. L'arme reste en sécurité sur la table jusqu'au retour de tous au pas.
En cas d'incident de tir
Garder le canon dirigé vers les cibles, ne pas quitter le poste de tir, faire appel à un responsable du club. Mettre l'arme en sécurité dès que possible. Ne jamais tenter de réparer l'arme dans le stand en arrière du pas, ni canon face aux cibles ou à la butte.
Simulacres de visée avec arme vide
Uniquement dans un endroit prévu à cet effet, ou en direction du pas de tir ou des cibles lorsqu'il n'y a personne. Jamais vers quelqu'un, jamais en dehors des stands — même arme vide.
Port de lunettes
Recommandé dans toutes les disciplines (projection de poudre, éclats, étuis chauds). Obligatoire dans certaines disciplines — notamment armes anciennes, armes réglementaires et tir sportif de vitesse.
— Hors du stand
Transport
& stockage.
La sécurité s'applique aussi entre deux séances. Toute négligence engage la responsabilité personnelle du tireur.
Transport entre domicile et stand
Arme désapprovisionnée, soit démontée, soit munie d'un dispositif rendant son utilisation immédiate impossible (verrou de pontet par exemple). Elle est transportée dans une mallette ou une housse — jamais dans un holster, jamais sur soi, jamais chargée. Les munitions voyagent obligatoirement dans une mallette à part, séparée de l'arme. La licence FFTir en cours de validité vaut titre légitime de transport — toujours sur soi, avec le carnet de tir pour les armes de catégorie A ou B.
Stockage à domicile (cat. A et B — autorisation)
Armes entreposées dans un coffre-fort, une armoire forte ou une pièce forte adaptée au type et au nombre de matériels détenus. Les munitions des armes soumises à autorisation sont stockées dans le même coffre-fort, armoire forte ou pièce forte que l'arme. Une simple mallette fermée à clef ne suffit pas. Le nettoyage, l'entretien et le rechargement se font seul, dans un local approprié.
Stockage à domicile (cat. C et D — déclaration / enregistrement)
Trois possibilités au choix : (1) entreposer l'arme dans un coffre-fort ou une armoire forte ; (2) démonter une pièce essentielle de l'arme la rendant inutilisable, conservée à part ; (3) utiliser un dispositif empêchant l'enlèvement de l'arme. Les munitions et la pièce démontée sont gardées dans des conditions interdisant leur libre accès.
— Au quotidien
Un encadrement
à chaque créneau.
Personne ne tire seul au club. Chaque créneau est ouvert sous la responsabilité d'un encadrant, qui vérifie l'arme, accompagne les débutants et arbitre toute situation ambiguë.
Rejoindre le clubMoniteurs diplômés
Le club est encadré par des moniteur·rices titulaires des diplômes fédéraux FFTir. Chaque séance d'école de tir et chaque accueil de nouveau·elle licencié·e se fait sous leur supervision.
Vérification du matériel
Toute arme apportée au stand est vérifiée avant le premier tir. Les armes du club sont contrôlées et entretenues régulièrement.
Formation continue
Le règlement intérieur, les règles FFTir et les rappels de sécurité sont régulièrement abordés en début de séance. Les évolutions réglementaires sont diffusées par email aux licencié·es.
— Tir & santé
Un sport
de précision et de soin.
Le tir sportif joue sur les trois composantes de la santé selon l'OMS : bien-être physique, mental et social. Quelques habitudes simples préservent les acquis.
Protection auditive
Bouchons ou casque obligatoires dès qu'il y a tir à munition réelle, sans exception. Les niveaux sonores au pas de tir dépassent largement le seuil de lésion irréversible — un seul coup non protégé suffit à laisser des séquelles.
Échauffement & étirements
Mouvements lents et adaptés en début de séance, étirements en fin de séance pour évacuer les tensions musculaires accumulées. Les encadrant·es du club conseillent et guident sur la « bonne posture ».
Hydratation
Bouteille d'eau systématique sur le pas, même en hiver. Boire avant, pendant et après l'effort — particulièrement important pour les carabiniers (veste et pantalon de tir favorisent la déshydratation).
Hygiène & résidus de plomb
Pas de boisson, ni nourriture, ni cigarette sur le pas de tir sans s'être lavé les mains. Lavage systématique des mains en fin de séance pour éliminer plomb, poudre et graisse. Tenue de tir réservée et nettoyée régulièrement.
Condition physique
Alimentation équilibrée et activité complémentaire cardiovasculaire (natation, course, vélo) pour soutenir la pratique. Les positions asymétriques sollicitent fortement le corps : une bonne condition physique prévient maux de dos et tendinites.
Le tir sportif accueille jeunes, femmes, seniors et personnes en situation de handicap. Chacun, en fonction de son âge, de ses goûts et de ses possibilités, peut s'y adonner et en retirer les bienfaits inhérents à une activité physique régulière.
Une information indicative
Cette page synthétise les règles de bonne pratique en vigueur au club, alignées sur le Manuel de tir sportif de la Fédération Française de Tir. Elle ne remplace ni le règlement intérieur signé à l'adhésion, ni la réglementation française sur les armes (décret n° 2013-700 modifié, décret n° 2018-542 du 29/06/2018 pour le transport) qui prévaut en toute circonstance. En cas de doute, demandez à un encadrant ou écrivez à secretariat-ath@bbox.fr.

